Vie ma vie de... Séries-Addict

Mesdames et mesdames, en cette trêve de fin d’année, il est grand temps de faire un premier point sur les séries de cette saison 2009-2010. Top départ :

Les classiques :

  • House

Grande saison, cette année, beaucoup plus centrée autour des personnages que des cas, on suit le chemin engagé dans ce sens par la saison 5. Après un season premiere de folie, la sauce est un peu retombée, mais c’est en train de repartir très fort, au vu des derniers épisodes. Bref, une série au top mais qui a tendance, peut-être, à s’endormir un peu sur ses lauriers.

  • HIMYM

Alors là, grosse claque. Après une saison 4 qui était plus que moyenne, la faute à des histoires et des rebondissements peu inspirés, la série vient de prendre un second souffle, et a retrouvé la qualité des saisons 1-2, et ça c’est bien plaisant ! Une fois de plus, on s’attend à un dénouement de fou, en espérant que les scénaristes ne se foutent pas de nous cette fois !

  • Dexter

Sans aucun doute LA série de cette demi-saison, on est dans du très très lourd. Scénario au poil, acteurs en or, contenu adulte mais maîtrisé, dénouement de fou, cette saison marque l’apogée du flic/serial killer, a en se demander comment il vont faire mieux l’an prochain.

Les challengers

  • Accidentally On Purpose

C’est de la bonne sitcom made in CBS (HIMYM, BBT), c’est frais, léger, (souvent) drôle, c’est idéal pour se vider la tête quand on est en manque de feel-good-TV et qu’on a égaré son DVD de Love Actually. J’aime.

  • FlashForward

Alors là, attention, grosse machine. Cette série est présentée par ABC comme celle qui est supposée remplacer Lost, censée se finir au printemps (faut suivre, un peu), et marche donc sur les mêmes platebandes : GROS budget, scénario ultra-alambiqué, science-fiction mais pas trop, histoire de toucher un public assez large, et histoire d’américain-qui-sauve-le-monde-mais-y-laisse-sa-chemise-quand-même. J’attends de voir le dénouement de la saison 1, mais pour l’instant je reste assez mitigé.

  • V

Alors là, c’est l’archétype de la SF vulgarisée, également proposé par ABC (voir FF ci-dessus…). Une fois de plus, on aime ou on n’aime pas, dans mon cas je trouve que c’est divertissant, sans plus. Note : si vous êtes un fan absolu de BattleStar Galactica, passez votre chemin, promis, c’est pour votre bien.

Les autres

Je ne détaillerai pas, mais on pourra citer, dans les trucs bien coules à voir cette saison :

  • The Big Bang Theory
  • Lie To Me
  • Californication
  • Scrubs

Ma wishlist

Ce que j’aimerais voir, mais sur quoi je n’ai pas encore eu vraiment le temps de me pencher, ou qui ne va reprendre qu’à la rentrée :

  • True Blood
  • 24 (saison 4 et +)
  • Six Feet Under (saison 3 et +)
  • Damages (celle-là je l’attends en trépignant depuis 1 an…)
  • Lost (idem, mais depuis 2 mois seulement…)

Voilà, en espérant avoir pu vous donner envie de voir un peu de tout ça ! La bise, les loulous !

Faut reconnaître, c'est du Brütal.

Aujourd’hui, dans la catégorie “Geekeries diverses et variées”, je vais vous parler de Brütal Legend, jeu sorti sur Xbox et PS3 à l’automne et qui a eu le bon goût de réunir deux de mes passions d’ado attardé : le jeu-vidéo et le métal.

A l’image du titre, et de son metal-umlaut du plus bel effet, on est là dans une sorte d’hyper concentré de toute la culture heavy-métal, et ça va chercher aussi bien du coté de métal hurlant que dans les pochettes d’albums ou les noms de groupes. En évitant de tout vous spoiler, vous conduisez une bagnole monstrueusement chromée, votre garagiste est Ozzy Osbourne, toutes les filles sont taillées comme des couvertures de FHM et Lemmy Kilmister élève des araignées en métal pour lui tisser les cordes de basse les plus grosses possibles.

Véritable aspirateur à vie sociale si, comme votre serviteur, vous aimez faire le tour des trophées/succès la campagne solo n’est pas bien longue, comptez 6 ou 7 heures si vous laissez de coté les quêtes annexes, mais c’est 7 heures de bonheur total pour celui qui est un tant soit peu familier avec cette culture. Reste ensuite le multi, orienté autour de combats Action/STR… On aime ou on n’aime pas, mais on appréciera l’effort. Et il reste encore, pour rallonger la durée de vie, un certain nombre de bidules et de machins à chercher à débloquer, pour les plus collectionneurs.

J’ai adoré, on va le dire tout net, j’ai refait la campagne solo deux fois tellement c’est de l’or en barre. Le tout doublé par un casting en béton (Jack Black, Ozzy et Lemmy pour ne citer qu’eux, mais y’a du gros budget) et la possibilité de laisser les voix en VOST, n’en jetez plus, c’est trop de bonheur !

What keeps me up these days

Comme ont pu le remarquer certains, je n’ai rien posté sur ce blog depuis un bon moment, la faute au manque de temps motivation, en grande partie due au fait que, examens pré-vacances-de-Noël mis à parts, j’ai une vie complètement ultra saturée de plein de trucs trop bien, en ce moment, qui me prennent plein de temps, et que j’aimerais bien, au moins en partie, partager avec vous.

Cinéma :

  • 2012
  • Une Affaire d’Etat
  • Le Concert
  • Zombieland

Bouquins :

Je suis en train de m’avaler toute la saga des bouquins de Stephen “Merde” Clarke, c’est un pur bijou, ça me fait rire comme un pauvre gland quand je suis dans le bus, et je m’en fous parce que c’est vraiment très très bon (humour anglais, sarcastique, juste ce qu’il faut).

Et je me mets à jour niveau BDs, on citera Trolls de Troy, HK, MPD Psycho

Jeux Videos :

  • Tomb Raider Underworld (PS3)
  • Brütal Legend (PS3)
  • Prof Layton II (DS)
  • Minis Ninjas (PS3)

Et vu que je suis du genre un peu acharné, j’aime bien écumer les bestioles à 100%, autant dire “loisirs chronophages”…

3615 My Life :

Je suis en recherche de stage, j’épaule ma moitié dans sa recherche de boulot, la fête des lumières vient de se finir, j’arrive absolument pas à me mettre à jour niveau séries, et je vais encore devoir rappeler mon agence pour un problème de fuites dans la salle de bain.

Et ben dis donc, on dit ce qu’on veut, mais le web 2.0, ça vaut toutes les séances de thérapie chez le psy.

Energy Day : viendez chez nous, ça va vous plaire. #2

10h15 : Mon nouveau stylo lumineux m’a amusé pendant 5 minutes, il est temps de trouver un nouveau moyen de s’occuper en attendant la popote, annoncée pour 11h45. Mon regard est attiré par le stand Energie hydraulique, domaine qui m’intéresse, bien que je n’aie pas envie de faire ça chez EDF. Dans le fond, un ingénieur hydraulicien, qu’il soit à EDF ou ailleurs, je me dis que le métier ne doit pas être bien différent.

10h25 : Mon regard croise celui d’un ingénieur, du genre jeune garçon innocent, qui commence à me déballer son discours bien huilé sur la qualité de sa vie d’ingénieur. Et combien c’est un renouveau permanent, et combien les structures sont à taille humaine, bla bla bla.

10h28 : Je commence à réaliser un point important : “tous les ingés hydros EDF vivent à moins de 15 minutes de leur lieu de travail”, “on est en contact permanent avec la nature”… Et comme moi, vous savez très bien que les barrages en plein centre-ville, ça ne court pas les rues, grosso modo, si je veux bosser pour EDF dans ce domaine, je dois accepter d’aller m’enterrer dans le fin fond du Cantal ou de la Moselle pendant 10 ans. NO WAY.

10h54 : Le petit bonhomme me tient encore la jambe. Je comprends bien, c’est son premier boulot et il bouillonne d’enthousiasme à l’idée de le faire partager à quelqu’un mais à l’entendre, on a l’impression que son quotidien c’est de vivre Into The Wild. Et ceci dit, vu la vie de reclus social qu’il mène, je le comprends un peu.

11h32 : Je quitte le stand hydro, après avoir entendu un drôle de type me vanter les mérites de la vallée de la Garonne. Je regarde ma montre et trouve intelligent de commencer à aller faire la queue au stand “bouffe”. En y repensant, je crois que c’est la faim qui m’empêche de raisonner correctement.

11h57 : Après avoir fait la queue pendant près d’une demi-heure avant qu’ils se décident à ouvrir, idée de génie, j’accède au buffet. Et je m’en colle jusque là, en me disant qu’ils ont bien fait de sauter le petit dèj, vu la qualité de ce qui suit.

13h05 : Burps.

14h10 : J’ai beau réfléchir, je ne trouve plus aucun intérêt à ce salon, je pense bien avoir fait le tour, et EDF n’a pas l’air motivé dans le grand jeu de la distribution de goodies, à croire que tout ça, c’est pas très développement durable. Un dernier coucou à la fille du vestiaire et je décolle.

16h15 : Je retrouve un pote devant la gare de Lyon et on se prend une bière en se marrant devant des syndicalistes qui ont du mal à comprendre que sans les fautes d’orthographe, leurs insultes envers les politiciens seraient prises avec plus de sérieux.

18h30 : Le train repart. Bilan de la journée : 1200 km et 4h de trajet pour un coût total de 170€ rien que pour le trajet, et une journée de 12h, and counting, tout ça pour avoir des informations qui auraient largement tenu dans un mail.

Energy Day : viendez chez nous, ça va vous plaire.

Jeudi, comme certains le savent déjà, j’étais au Energy Day, la grand-messe que EDF organise tous les ans pour faire sa pub, recruter du monde, présenter ses filiales et ses métiers, et j’en passe. Invité par EDF, qui m’offre le transport et la bouffe, je ne voyais aucune raison de refuser. En y repensant, j’aurais peut-être dû.

5h00 : le réveil sonne, Renan Luce et sa Fille de la bande essayent de me faire oublier que je n’ai dormi que 4h30, et que je suis parti pour une journée marathon, tant en temps qu’en kilomètres.

5h45 : Rendez-vous à 6h dans le salon d’embarquement où vous serez accueillis par nos hôtesses…” Les transports se sont bien goupillés, je récupère mes billets auprès des (charmantes) hôtesses, et jette un coup d’oeil à l’heure de départ… 6h42. Parfait, je n’ai plus qu’à trouver de quoi m’occuper pendant près d’une heure dans une gare Lyonnaise déserte.

6h40 : Le train est en gare, je monte dedans.

6h42 : Je m’endors, prêt à prolonger de quelques minutes ma nuit trop courte.

6h55 : Je suis réveillé par la discussion très animée et Ô combien passionnante d’autres élèves-ingénieurs sur un sujet que j’ai déjà oublié, probablement l’importance du dispositif de capture des neutrons rapides dans un réacteur nucléaire à fission. Bref, je serre les dents, les poings, je sors mon iPod et, Pink Floyd aidant, je prends mon mal en patience.

8h50 : J’embrasse la vie parisienne en m’engouffrant avec bonheur dans le métro, ligne 1 en pleine heure de pointe. Cette ville pue, comme la lie de la société qu’on a oublié de nettoyer, et à coté de laquelle les gens passent en détournant les yeux. Un bouquin, pour éviter d’y penser, et direction la Villette.

9h45 : Check-in au salon d’EDF, j’enfile ma panoplie du petit ingénieur, avec badge et bloc-note à la clé, et refile mon manteau à un hôtesse tout aussi charmante que celle de la gare. On ne pourra pas leur enlever ça : ils ont bien bossé le relationnel logistique.

10h : Premier contact avec le salon. Premier constat : je suis vraiment sapé comme un touriste. OK, j’ai pas de grandes prétentions et j’attends rien de ce salon, mais j’aurais au moins pu mettre une chemise. Second constat : les enfoirés, ils n’ont même pas prévu un petit-déjeuner, et j’avoue que, parti de chez moi à 5h30, je comptais un peu dessus. J’ai plus qu’à me ronger les ongles en attendant midi… Tiens, un stand qui distribue des stylos qui font de la lumière, génial. J’ai à peine posé la main dessus qu’une fille m’accoste (forcement…) : “Hi, are you interested in Energy trading in Asian countries ? - Oh, je regrette, je ne parle pas anglais.”

Sur ce je me tire, il est 10h10, le salon est à peine commencé que, la fatigue aidant, je n’ai envie de rien d’autre qu’un café, et pas un discours sur le CO2 produit par le Laos. La journée va être longue.

A suivre


Suck my g33k.

Toi aussi, si tu as fini par tomber sur ce blog, tu fais surement, comme moi, partie de cette nouvelle catégorie transverse de la population, après les blondes, les gothiques et les bobos, que l’on appelle les geeks.

Un geek, c’est quoi ?

Il existe un certain nombre de points pour lesquels on peut vous qualifier de geek :

  • Vous aimez les jeux-vidéos, au point de vouloir les finir plusieurs fois à 100%, et d’en acheter les produits dérivés, t-shirts, peluches et bandes originales.
  • De manière générale, vous êtes fans de la culture japonaise, et vous parlez le japonais couramment, ce qui vous évite d’attendre les sous-titres quand sort un nouvel épisode de Bleach…
  • … car bien sur, vous êtes fan de mangas et de comics, ou graphic novels, ou peu importe comment vous appelez ça.
  • Si vous rencontrez un problème dans votre vie quotidienne, la première solution qui vous vient à l’esprit commence par “int main();”.
  • Vous jouez à WoW (critère incontournable).
  • Vous connaissez tout de Asimov, Dick, Bradbury et les autres.
  • Vous avez un compte sur Twitter, Facebook, YouTube… (voir paragraphe suivant)

Do you sp34k geek ?

Le geek tel qu’il est défini aujourd’hui a complètement ré-inventé sa manière de communiquer avec le monde. On passera sur le 1337 (comprenez le “leet”), alphabet consistant à remplacer des lettres par d’autres caractères, avec plus ou moins de ressemblance, et on s’attardera plus sur les moyens de communication façon 2.0 qui ont donné aux geeks leurs lettres de noblesse.

Parler, c’est hyper has been. Et ça, le geek l’a compris. Lui, il communique sur Twitter, ou IRC, si c’est vraiment urgent (le premier qui me parle de MSN…). Pour lui, pas de différence, de toute façon il a développé lui-même un client multi-protocoles pour switcher de l’un à l’autre, comme ça, pas d’ennuis. De manière générale, il a pris l’habitude  de se servir de son ordinateur comme de sa porte principale ouverte sur le monde. Il ne regarde plus la télé, ne va plus au cinéma : les sites d’actus lui permettent de rester au top, et le reste, il le télécharge (légalement, bande de médisants…). D’ailleurs, il suit ses séries tv sur les sites US, et a bien souvent 2 longueurs d’avance sur le commun des mortels.

Et quand sa soif de communication n’est pas assouvie, il paraît même que certains d’entre eux ouvrent un blog sur Tumblr, mais ça c’est une autre histoire…

Vu sur IRC (source : DansTonChat.com)
Blackout : 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3
Ninou : Tu fais quoi ? :D
Blackout : 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3
Blackout : 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3
Ninou : ?
Blackout : 3, 3, 3, 3, 3, 3, 3
Ninou : TU FAIS QUOI BORDEL ?
* Ninou was kicked by -Tari- (Ninou, surveille ton langage !)
Blackout : 4, 4, 4, 4, 4, 4, 4
Lucky hard-ons are bio-degradable, I thought, because I was throwing a lot of them away.
Stephen Clarke, A year in the Merde
Hier j'étais étudiant, aujourd'hui je suis jeune actif.

On dira ce qu’on voudra, mais c’était quand même mieux avant. Rappelez-vous, quand vous étiez chez Maman, sans avoir à gérer les courses, le ménage, la bouffe ou les impôts. Loin de tout, dans ce joli petit cocon bien aménagé, vous étiez un vrai petit prince, malgré le panneau “Sens Interdit” que vous aviez pris le soin de coller sur votre porte de chambre, entre le poster de Nirvana et le drapeau Anglais punk à souhait.

Et là, vous ne le savez pas encore, mais vous faîtes la plus grosse connerie de toute l’espèce humaine : faisant fi de toute recherche de stabilité, vous décrochez votre Bac et prenez votre indépendance. Attention, notre cabine vient de subir une brusque dépressurisation. Vous claquez la porte de chez Maman, le poster et l’Union Jack sous le bras, fonçant tête baissée dans la période la plus improbable de votre vie : la vie étudiante. Coincé entre vos 18 et vos 25 ans, le regard pétillant et la fleur au fusil, vous vous installez dans une grande ville, louez les 20 m² les plus chers de toute votre jeune vie et apprenez en moins d’un mois les 943 façons d’accommoder des restes de pâtes. C’est officiel, vous entrez dans l’age où on a le plus de temps libre, et le moins de thunes pour le combler.

Les bières qui remplissent le bac à légumes de votre frigo et la collection de sauces Panzani qui ornent vos étagères en disent long sur votre nouvelle hygiène de vie, et pourtant vous n’avez jamais autant eu la pêche. Le point chaud de la semaine se situe le Jeudi soir, rendez-vous hebdomadaire des énergumènes de votre espèce où vous vous chargez, et bien… de vider votre bac à légumes. Vous dormez quand vous devriez bosser, bossez quand vous devriez dormir, votre vie de rêve étant parfois ponctuée de stages, comme des coups de défibrillateurs qui vous rappellent un peu à l’ordre.

Et un jour, c’est fini. On range les posters, on accroche des pèle-mêles de photos, on remet des légumes dans le bac à légumes, on se lève chez soi le matin, on se couche chez soi le soir, la société de consommation reprend ses droits pour profiter de votre salaire de jeune diplômé. On a beau se réjouir d’être arrivé au dernier tour du manège, parfois on donnerait tout pour gagner un tour gratuit.

Comme je le disais, c’était quand même mieux avant…

Si Neo est l’élu, c’est parce que Chuck Norris a voté pour lui.